Quelques articles scientifiques de référence

Article de 2011, médical, un des premiers lu ces longues nuit sans sommeil. Attention, âmes sensibles s’abstenir, notamment s’agissant des taux de récidives décrits :

https://www.cairn.info/revue-l-information-psychiatrique-2011-2-page-133.htm

On peut y lire: « Proche d’un taux de récidive de 10 % à dix ans pour les pédophiles hétérosexuels, il peut s’élever jusqu’à 40 % à dix ans pour certains pédophiles homosexuels [20]. Par ailleurs, l’étude de Abel et al. révèle un nombre plus élevé de victimes chez les pédophiles homosexuels. Sur une population de 377 sujets étudiés, les pédophiles hétérosexuels avaient en moyenne 19,8 victimes par sujet ; le nombre de victimes moyen pour les pédophiles homosexuels s’élevait à 150,2 [1]. »

En pré conclusion :

« principale modalité de traitement des pédophiles dans notre pays reste la psychothérapie simple. Cela pour plusieurs raisons : premièrement, les équipes de secteur (en Centre médico-psychologique ou CMP), les psychiatres et les psychologues libéraux se sentent encore peu concernés par cette question ; deuxièmement, peu de praticiens sont formés à aux techniques spécifiques de prise en charge. Les outils classiques (psychothérapie de soutien, à orientation analytique) sont donc mis en œuvre par défaut. Or, la présente revue de la littérature démontre clairement l’absence d’impact des psychothérapies classiques sur le taux de récidive des pédophiles. Un suivi psychothérapique au long cours, qu’il soit imposé ou demandé par le patient, ne réduit pas sa dangerosité criminologique. »

À ce jour, seules des thérapies spécialisées de type TCC permettent une diminution du taux de récidive. Mais leur mise en œuvre nécessite une formation préalable qui n’est dispensée que dans certains centres spécialisés européens, voire français. Le recours à de telles méthodes reste en France le fait de structures bien précises et concerne donc une fraction infime des pédophiles en obligation ou en injonction de soins. Les études confirment que la meilleure prise en charge en termes de diminution du risque de récidive consiste en une association psychothérapie spécialisée par TCC et traitement anti-androgénique par analogue GnRH (en France, le Salvacyl LP®). Mais ces traitements ont leurs limites. Les pulsions sexuelles sont certes diminuées, mais l’orientation sexuelle déviante n’est pas modifiée par le traitement antihormonal. Et si le risque de récidive peut être considérablement réduit, il n’est jamais supprimé. Ce qui signifie qu’une récidive est toujours possible sous traitement correctement conduit. »

TCC veut dire thérapies cognitivo-comportementales. À priori tous les psys ne maîtrisent pas cet outil. Reste à savoir si les psy des structures dans lesquelles il leur est fait obligation de soins, sont pourvus en psy convenablement formés.

On soigne, mais on ne guérit pas cette perversion. Les taux de récidives semblent à minima de 10% malgré les soins. Un chiffre bien élevé pour des criminels que la justice relâche, parfois, avant la fin de leurs peines.

Pour ceux férus d’explications psychanalytiques du pourquoi du comment un pedocriminel /pédophile devient le pervers qu’il restera toute sa vie, voici un article de 2006:

https://www.cairn.info/revue-francaise-de-psychanalyse-2006-1-page-177.htm

Article de 2018 mettant en perspective le « risque pedocriminel » et la cyber criminalité des pédophiles:

https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0003448718300489#:~:text=Cadre%20psychopathologique&text=Il%20s’agit%20donc%20de,nouvelles%20possibilit%C3%A9s%20offertes%20par%20Internet.&text=En%20effet%2C%20la%20description%20du,suffit%20pour%20diagnostiquer%20le%20trouble.

Les pédophiles : une thèse sur qui ils sont de 2018:

Cliquer pour accéder à 2018ubfcc030.pdf

Un autre article pour comprendre les pedocriminels:

http://www.psydoc-france.fr/conf&rm/conf/confagrsex/RapportsExperts/Bouchet.html

Emmanuel Bossharth qui se décrit lui même de compulsif sexuel, que serait son profil psy ? :

Selon mes hypothèses, qui seront soumises à analyses, son économie psychique depuis janvier 2020 n’était tournée selon moi, que vers l’idée de nous faire venir chez lui et de violer mes fils.

Une fois que ses crimes étaient réalisés selon les déclarations de mes fils expertisés sains d esprit, il n’aurait eu d’obsession que de les refaire venir à lui.

En effet, à au moins 3 reprises, Emmanuel BOSSHARTH mis en examen pour des faits de  viols sur mineurs le 11 septembre 2020 par le juge d’ instruction du Tribunal Judiciaire de Caen, celui-ci ayant estimé qu’il existait des » indices graves et concordants » dénoncés par mes fils,

m’a écrit pour que je lui envoie mes fils à son domicile de Lisieux !

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